Dimanche de Pâques : la résurrection du Seigneur.
Christ est ressuscité, il a vaincu la mort pour que chacun de nous vive. Christ est ressuscité et nous avec Lui. La Pâques du Seigneur est notre Pâques. Cette joyeuse nouvelle est toujours bonne nouvelle de l’aujourd’hui de chacun de nous. Les traditions des différents récits évangéliques sur les apparitions du Ressuscité sont nombreuses et diverses. La résurrection a été le « miracle » décisif démontrant la puissance de Dieu. Elle est en plus l’annonce d’un nouveau principe historique. La victoire d’un pouvoir terrestre n’est pas le dernier mot de l’histoire du salut. Depuis Jésus-Christ, cette histoire est réouverte à l’espérance.
Personne n’a été témoin de la résurrection. Cet évènement fait partie de l’action cachée de Dieu qu’il n’a été donné à aucun homme de voir. Personne donc n’a pu être témoin de la scène et surtout pas les gardes, puisqu’ils sont terrassés. Les textes ne présupposent pas que les gardes ont été témoins du fait de la résurrection. Ils ont seulement été secoués par un évènement insolite et ont pu constater que le tombeau était vide. Incapables de s’opposer à quoi que ce soit, ils ont sans doute vidé la place aussitôt qu’ils sont revenus à eux-mêmes. L’ange ne s’occupe pas d’eux. Seules les femmes auront droit à la signification réelle du vide qu’elles vont constater dans le tombeau. L’ange du Seigneur, en effet, n’intervient ni pour réveiller Jésus, ni pour lui ouvrir la porte du tombeau, mais pour accueillir les femmes, les disciples fidèles.
La résurrection vient mettre un terme à l’action des adversaires qui semblait avoir réussi à séparer le maître des disciples. La mort n’a pu le retenir enfermé dans le roc. Les liens de la mort sont brisés pour toujours. La situation s’est complètement retournée. Le tombeau n’a pas été le lieu de la tristesse mortuaire, mais celui de la joie et de la louange de Dieu. La résurrection de Jésus, en plus d’être une élévation dans la gloire, elle est aussi une activité nouvelle à laquelle rien ne pourra plus faire obstacle. Voilà qu’un groupe de onze disciples défaits et dispersés se présente à nouveau comme vainqueur proclamant que le projet de Dieu ne peut en définitive être mis en échec. Leur chef, condamné à mort et crucifié, est bien vivant. Il reste avec ses compagnons d’hier et continue à les animer non comme une figure idéale, mais comme un pouvoir réel, présent et personnel. Ici commence une nouvelle histoire. L’odyssée du Christ nous place d’emblée devant le Seigneur glorifié qui devient véritablement « Dieu avec nous », le « Fils bien-aimé de Dieu », le « Sauveur». Après avoir accepté d’être le « Serviteur souffrant » pour se charger de toutes nos infirmités, il a trouvé sa force dans sa résurrection.
Bonne Fêtes de Pâques à tous !
P. Thomas MBAYE















