Communauté des paroisses
St Jean-Paul II du Ribéral

2e dimanche de l’Avent A

Posté le 4 décembre 2025

Au centre de l’évangile de ce jour, l’on assiste à une apparition soudaine, sur la scène du monde, du messager qui a pour mission d’annoncer le Messie comme le Justicier, Sauveur des hommes droits et Juge des hommes pervers. Il appelle au repentir et la conversion sincères, afin d’être prêts à entrer dans le royaume de Dieu. Le désert devint le lieu de prédication. Au sens biblique, le désert désigne toute contrée solitaire ou lointaine où l’on peut fuir la compagnie des hommes. C’est l’espace, le vide, inspirateur de disponibilité profonde. Rien n’y fait écran au regard vers le ciel ; ni arbre, ni mur, ni maison. Rien ne barre la route vers Dieu ; rien n’empêche d’entendre sa voix. C’est pourquoi Dieu appelle son peuple au désert pour lui parler au cœur.

L’appel de Jean surgit donc de cet endroit désertique où nombre de gens soucieux de justice descendaient pour s’y fixer. Cet appel, qui résonne comme l’éclat puissant d’une fanfare, ne pourra être confondu avec rien d’autre : « Repentez-vous » et « Le Royaume des Cieux est tout proche ». C’est un appel au changement de mentalité et du retour inconditionnel au Dieu de l’Alliance. Cette repentance enferme à la fois un regret tourné vers le passé et une conversion qui engage dans la vie nouvelle. C’est à une conversion totale et un retournement complet de la vie qu’invite le Précurseur.

L’appel de Jean-Baptiste ne reste pas sans écho. On l’entend à Jérusalem, en Judée, et dans toute la contrée du Jourdain. C’est un immense cortège qui se dirige vers le désert pour rejoindre ce solitaire qui sème son message aux quatre vents. On va rejoindre l’homme de Dieu, non par goût de la sensation, pour voir quelque chose d’exceptionnel, mais pour renouveler sa vie de fond en comble. Chacun se sent ébranlé jusqu’à dans ses profondeurs à la pensée que toute chair est appelée à voir la gloire de Dieu qui se révèle en Jésus. Si cette parole exige une conversion radicale, ce n’est pas pour accabler l’homme mais pour le libérer. Jean-Baptiste n’a plus qu’un souci : amener ses contemporains à la conversion profonde. Cela devait demeurer l’attitude fondamentale du chrétien et la condition unique pour accueillir Celui qui vient. Écoutons l’appel de Jean-Baptiste au repentir, afin d’accueillir le Christ en la prochaine fête de Noël et de participer à la fête de son Royaume.

Bon dimanche !

P. Thomas MBAYE