Communauté des paroisses
St Jean-Paul II du Ribéral

Dimanche du Très Saint Sacrement ou de la Fête-Dieu

Posté le 4 juin 2026

“Ma chair est une vraie nourriture et mon sang la vraie boisson”(Jean 6,56). En ce dimanche, nous fêtons un Corps. Nous recevons ce Corps du Christ comme un héritage auquel nous tenons le plus au monde. Tout notre salut se trouve dans ce Corps. Le Très Saint Sacrement, c’est la révélation et la manifestation de Dieu. Il est la nouvelle et l’éternelle alliance qui a permis à l’être humain de voir de ses yeux, d’entendre de ses oreilles, de toucher de ses mains le Verbe incarné. L’incarnation de Dieu se perpétue dans les sacrements. L’Eucharistie, c’est Dieu qui entre en nous. C’est Dieu qu’on avale et qu’on boit. Quelle joie de pouvoir recevoir dans ses mains et de porter dans sa bouche ce qu’il y a de meilleur au monde ! Nous avons plus que ce qu’a fait la Syrienne : “Si je touche seulement la frange de son manteau, je serai guérie”. Joie, confiance et espérance devant le Saint Sacrement. Le Très Saint Sacrement est une pure chair glorifiée, remplie d’esprit. Manger ce corps, c’est manger la vie de Jésus…

C’est en entrant à fond dans la dynamique de l’Eucharistie que les chrétiens ont vénéré de façon particulière l’Hostie qui est le Corps du Christ et le Vin consacré qui est son Sang. Fasciné par la grandeur de ce mystère et aussi par son incroyable défi à la raison, on a insisté alors sur le caractère surnaturel et extraordinaire de ce mystère, en vénérant de façon particulière la présence du Christ dans toutes les hosties et même dans chaque parcelle de celles-ci : « le Christ total demeure sous l’une et l’autre espèce » écrit saint Thomas d’Aquin dans l’hymne Lauda Sion Salvatorem, y trouvant là le signe d’une proximité avec chaque personne baptisée dans une profonde intimité.

Ainsi s’est développé l’usage de moments d’adoration en présence de l’Hostie consacrée puis, plus tard, on a institué une fête où celle-ci était portée en procession d’une église à une autre sous les acclamations et les chants de la foule. Ce furent les gigantestes processions du Très Saint-Sacrement. Même si les processions sont de plus en plus rares, le sens de celle-ci s’est enrichi d’un lien continuel avec la célébration de l’Eucharistie. Il s’agit d’une communion à son action dans l’Église et dans le monde. La Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ est une fête proche de notre vie de tous les jours. Elle arrive un fois par année, mais elle se vit tous les jours dans l’Eucharistie. Que cette fête d’aujourd’hui soit pour nous une occasion de devenir une offrande agréable à Dieu, en union avec Jésus hier, aujourd’hui et demain !

Bon dimanche de la Fête-Dieu !

P. Thomas MBAYE