Communauté des paroisses
St Jean-Paul II du Ribéral

Méditation du 4e dimanche de Pâques

Posté le 25 avril 2026

En ce 4e dimanche de Pâques, nous célébrons le Bon Pasteur. Dans l’évangile, Jésus se présente lui-même comme le bon Pasteur, qui connaît ses brebis, qui donne sa vie pour elles, qui cherche à les rassembler dans la bergerie, pour les conduire vers les pâturages éternels. Jésus parle aussi des bergers voleurs et bandits qui ne viennent que pour voler, égorger et faire périr le troupeau : tels sont encore de nos jours, les faux hommes de Dieu, surtout des brigands spirituels qui se prennent pour « la voie du salut » ou comme propriétaires du troupeau.

Celui qui n’entre pas par la porte est un voleur. Pour Jésus, le vrai berger entre par la porte de l’enclos. Ce bon berger est capable d’appeler chacune de ses brebis par son nom. Ainsi, une intimité s’établit entre le berger et ses brebis. Dans ce cas, Jésus est le vrai berger qui connaît les brebis et en prend soin. Et quand il affirme : « Je suis la porte des brebis ». Il est celui qui ouvre à la liberté. Avec Lui, le croyant n’est pas prisonnier de lui-même : il s’ouvre aux autres et à l’Autre. Par lui nous avons accès au Père, à la divinité. Entre le bon berger et les brebis, se tisse un lien de cœur, un lien d’intimité. Le bon berger écoute les cris de ses brebis, il partage leur faim et leur soif; il établit une connaissance réciproque. Ainsi, intimité et proximité sont des caractéristiques essentielles de la relation entre le berger et chaque membre du peuple Dieu : « Mes brebis écoutent ma voix, moi je les connais, et elles me suivent ». Le bon berger a le souci des personnes vers qui il est envoyé. Il leur permet d’être elles-mêmes; il ne les écrase pas, ne les emprisonne dans une tradition démodée. Au contraire, il se fait leur défenseur pour les rendre libres : « Je leur donne la vie éternelle ; jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main ».

Le vrai berger ne s’approprie aucun mérite, il reçoit sa mission auprès des brebis comme un cadeau du Père des Cieux : « Mon Père qui me les a données est plus grand que tout ». C’est Dieu qui les a données au Christ Pasteur. Ce don se situe dans le sillage et la continuité de l’amour prévenant de Dieu pour l’humanité qui n’hésite pas à donner son propre Fils pour le salut du monde. Ainsi, se continue l’histoire d’un salut qui rejoint non plus seulement le peuple hébreu, mais toutes les nations, même les nations païennes comme l’illustre si bien le récit de la première lecture. Le pasteur d’aujourd’hui est envoyé vers toutes les catégories de personnes sans discrimination, pour témoigner qu’elles sont aimées de Dieu malgré leurs manques et leurs limites et que son amour se fait miséricorde pour tous.

Bon dimanche du bon pasteur!

P. Thomas MBAYE