Méditation du 4e méditation de Carême
L’évangile de ce quatrième dimanche de carême nous présente Jésus comme le « fils de l’homme », celui-là qui est venu dans le monde pour dissiper les ténèbres et guérir toutes nos cécités, aussi bien physiques que spirituelles. La guérison de l’aveugle-né dans la piscine de Siloé nous montre le Seigneur venant guérir les hommes de leur aveuglement, et leur apporter la LUMIÈRE. La bonté de Dieu se manifeste envers la personne d’un pauvre infirme de naissance. Jésus l’envoie à la piscine et le guérit. C’est le signe de la lumière que Jésus vient apporter au monde.
Étant aveugle et mendiant, il est dépourvu de toute dignité. Les Juifs en profitent pour l’étiqueter. Ils considèrent que ses malheurs proviennent du péché. L’action de Jésus le libère et le rétabli dans sa dignité perdue. Sa nouvelle condition devrait logiquement aboutir à sa réinsertion dans la société qui l’a vu naître. Normalement, sa guérison devrait être un motif de joie et d’action de grâce. À contrario, c’est la confusion qui s’installe. La guérison opérée sur un aveugle-né, n’enchante pas tout le monde. Elle crée même des polémiques autour de sa personne. Certains le confondent à quelqu’un qui lui ressemble parce qu’ils n’admettent pas qu’un pécheur puisse être pardonné et qu’un aveugle de naissance puisse voir. Ils vont le rejeter au lieu de l’accueillir. Certains sont mécontents de sa guérison parce qu’ils aiment se réjouir du malheur des autres et les voir croupir dans la souffrance. Cela prouve à quel point dans notre monde et dans nos sociétés, certaines personnes œuvrent pour l’enchainement et le malheur de leurs semblables.
Malgré ces contradictions, l’aveugle-né professe sa foi car il venait de faire l’expérience de la puissance du Christ. Sans crainte des pharisiens, et avec une belle crânerie, leur répond du tac au tac, et il proclame sa foi en Jésus, le Fils de Dieu. La foi est le plus grand trésor que Dieu nous donne même lorsque nos propres frères ne se réjouissent pas de voir notre condition changer. Nous aussi, plongés dans l’eau du baptême, nous avons reçu la lumière du Christ, et nous proclamons notre foi en LUI. Le passage dans l’eau du baptême nous fait passer des ténèbres à la lumière du Christ, et nous ouvre, par la foi, à la grâce de Dieu. Puisse le Seigneur nous préserver d’un tel aveuglement qui nous empêcherait non seulement de voir en Jésus le prophète de Dieu, mais aussi de nous réjouir du bonheur des autres.
Bon dimanche !
P. Thomas MBAYE















